La Qref : l’une des métriques indispensables au suivi d’une stratégie de référencement web
Pour montrer la progression d’une action de référencement, les agences, les référenceurs et les freelances ont l’habitude de donner à leurs clients des relevés périodiques de leurs positions sur les mots-clés ciblés.
Le client se retrouve alors avec des tableaux lui démontrant qu’il est numéro 1 sur la requête « Référencement » au mois de Juin, numéro 6 sur la requête « Stratégie« , etc. Quand le site occupe le podium, c’est toujours valorisant : l’action de référencement aurait, a priori, fonctionné.
Mais c’est une erreur : une évolution de positionnement montre seulement que les référenceurs ont fait leur boulot, qu’ils ont obtenus des résultats, mais cela ne permet pas de dire s’il y a un intérêt réel à être dans les premières places…
Si passer de la quarantième place à la sixième place est motivant, cela ne veut pas dire que cette amélioration du référencement apporte des visiteurs. Peut-être… peut-être pas. Pour le manager qui essaie de mener un travail de suivi sur sa stratégie de référencement web, cela n’est donc d’aucune utilité ; même si pour les référenceurs, c’est important, pour montrer leur travail.
Et, c’est bien tout l’enjeu : le manager n’a pas besoin de consulter toutes les métriques. On peut même dire que prendre en compte les mauvaises métriques est contre-productif. Potentiellement, les outils d’analytics sont capables de délivrer des informations par milliers, voire milliards. Comment peut-on imaginer prendre des décisions rapidement s’il faut tout éplucher ?
C’est pourquoi, dans la formation ManageRef, nous faisons savoir que le manager n’a besoin que de 5 métriques pour suivre l’évolution de sa stratégie de référencement web.
L’une de ces métriques est particulièrement innovante et mérite vraiment d’être utilisée partout et par tous – c’est pour cela que nous en parlons sur le blog public. Il s’agit de la Qualité du Référencement, que nous avons décidé d’appeler Qref en abrégé.
La Qref, c’est donc le nombre de visiteurs uniques ayant tapé un mot-clé présent dans la liste des mots-clés sur lesquels on travaille, divisé par le nombre de visiteurs uniques total.
La Qref peut se calculer pour une page, plusieurs pages, un site complet, un réseau de sites, etc. L’important est de toujours utiliser la même liste de mots-clés pour le calcul (ce qui me permet de rappeler que le choix des mots-clés, largement abordé dans la formation ManageRef, doit se faire avec une grande attention).
La Qref se relève à intervalles réguliers. C’est la variation qui est importante ! Si entre deux périodes, la Qref a augmenté de 30%, on peut dire que le travail de référencement, sur les mots-clés ciblés, a porté ses fruits en terme d’apport de visiteurs. C’est bien là, l’essentiel ! On élimine tous les apports qui ne correspondent pas à un travail de référencement sur des mots-clés.
C’est une métrique vraiment indispensable pour pouvoir suivre une stratégie de référencement web. N’hésitez-pas à l’utiliser, nous sommes persuadés qu’elle vous rendra bien des services.
Découvrez la Qref en vidéo
Une autre des cinq métriques que nous préconisons d’utiliser pour suivre le référencement est une version étendue de la Qref, que nous appelons Qref étendue.
Je vous en parlerai une prochaine fois.
Dans le pack de formation ManageRef vous retrouverez bien entendu les cinq métriques indispensable (et suffisantes) pour faire le suivi d’une stratégie de référencement web et la façon de les interpréter et de réagir selon les résultats rencontrés.

Hey,
Je ne sais pas qu’elles sont tes 3 autres métriques mais j’espère qu’il ré-équilibre la balance :
Je pense que la Qref est biaisée … ou plutôt elle ne fonctionne que si je travaille sur un trafic venant des moteurs …. Si je travaille en parallèle sur facebook pour me générer du trafic ou que je lance un campagne de courriers électroniques, mon nombre de vues va fortement augmenter ce qui entraînera une baisse de mon Qref. Pourtant j’ai peut-être améliorer mon référencement pendant cette campagne ?
A bon entendeur
Robin.
Bien évidemment la Qref n’est pas une métrique ponctuelle. D’ailleurs si c’était le cas on l’aurait évacué de nos métriques clés. Elle ne sert que si on observe son évolution sur des périodes suffisantes, et comme on le précise dans la formation, elle doit pas servir lors des périodes de campagne d’acquisition de trafic. Nous sommes donc d’accord, et dans le cas de campagne d’acquisition de trafic, on utilise d’autres métriques, mais alors ce que l’on mesure n’est plus le référencement naturel sur des mots-clés ciblés.
Tu as donc raison, c’est une métrique adaptée pour mesurer certains phénomènes, cela ne mesure pas tout !
Si tu peux juste remplacer la notion de VU par celle de visites, je serais pas loin de penser que c’est une très bonne formule
@baxxx : Comme je te le disais sur Twitter, je suis OK avec l’idée modulo le fait qu’on soit capable de compter proprement le nombre de visites, ce qui n’est pas forcément évident.
Mais si on sais le faire, c’est bien sur une variation tout à fait intéressante.
@Robin
A la base le boulot d’un référenceur c’est d’augmenter le traffic venant des moteurs donc cette variable n’est pas si biaisée que cela si on s’en tient au job de referenceur stricto sensu. Maintenant, c’est une des variables qu’il faut surveiller pas l’Unique variable a surveiller.
Pas mal comme approche. Cependant je la trouve plus proche d’un indice quantitatif que qualitatifs (temps passe, pages consommées, taux de rebond, etc…)
En effet bien que les VU augmentent leur comportement compte également. Non?
Bon courage
@conseils seo : tout à fait, dans une optique de qualification il faut d’autres indicateurs. On en parle d’ailleurs dans une vidéo de la formation, en expliquant que les métriques dites ici « qualitatives » (effectivement le temps passé, le taux de rebond) sont utiles dans une optique marketing, fidélisation, conversion. Mais on dit aussi qu’elles ne sont pas immédiatement utilisables pour les aspects référencement (car la notion de qualité dépend du contexte du site).
Hello,
Intéressant.
Peux tu détailler la « notion » de : « liste des mots clés retenus » ?
Bonjour Aurélien,
La liste des mots-clés retenus c’est la « traditionnelle » liste des mots-clés sur lesquels on cherche à positionner le site web, c’est à dire les mots-clés sur lesquels vont porter principalement l’action de référencement.
Cette liste, c’est le manager qui l’établit en interne. Nous proposons pour cela, dans la formation, une méthode qui a fait ses preuves et qui n’est pas une méthode automatique.
L’idée est que pour trouver les mots-clés cibles qui vont être utilisés dans le projet SEO, le manager va passer par une méthodologie issue du marketing du besoin (qu’on présente en détail dans la formation, avec une étude de cas). Cette liste va ensuite être au centre d’une discussion avec les prestataires opérationnels car au final ce sont ces derniers qui vont faire les actions techniques (par exemple d’acquisition de liens).
Ainsi, il doit en théorie y avoir un consensus autour d’une liste de mots-clés cibles entre le client et ses prestataires. C’est cela l’ensemble des mots-clés retenus.
Une première remarque : le manager choisit parmi les mots clés issus du processus initial ceux qu’il estime rentable pour lui, sur la base d’informations issus des services commerciaux, marketing et bien sur des prestataires techniques dont le référenceur (coût estimé d’une opération SEO sur tel ou tel mot clé par exemple).
Une deuxième remarque : on mentionne une Qref étendue, pour voir plus loin que cette liste !
Merci pour vos réponses.
J’attends donc le Qref étendue avec impatience
Intéressante cette notion de Qref, même si comme cela a déjà été relevé, il est nécessaire de la croiser avec d’autres informations pour l’exploiter au mieux.
Par contre, au contraire de certains indicateurs qui ne sont possible que par l’analyse du trafic (taux de rebond, de conversion …), c’est un indicateur qui peut être estimé bien avant d’avoir positionner le site, grâce aux différents outils qui existent sur le marché (ou bien les écarts entre les estimations et les chiffres réels sont trop important ? Dans mon cas, j’arrive facilement à estimer un volume, mais peut être est-ce lié à mon domaine spécifique). Sa raison d’être a posteriori, c’est de le coupler avec d’autres indicateurs ?
Bonjour Marco,
La Qref est un indicateur montrant l’impact du référencement des mots-clés cibles sur le nombre de visiteurs uniques. C’est un indicateur qui, couplé à quatre autres, permet au manager de la stratégie de référencement de savoir comment réagir selon les fluctuations.
L’indicateur n’est pas conçu pour servir à déterminer quels sont les mots-clés qui vont faire venir du monde. A vrai dire, c’est même plutôt une approche que nous conseillons d’éviter : la plupart du temps viser le maximum de visiteurs, peu importe leur profil, n’est pas profitable pour la société. Cela engendre des coups mais des revenus plus qu’incertains.
Cette dernière remarque peu sembler étonnante, mais ce qui intéresse le manager, c’est de faire venir des visiteurs qualifiés sur son site. Des visiteurs qui vont devenir ses clients, pas des visiteurs qui vont seulement utiliser de la bande passante.
Il existe bien entendu des cas où avoir le maximum de visiteurs, peu importe leur profil, est profitable. Mais le cas est particulier et ne devrait s’apprécier que dans les situations ad hoc.
Tout ça pour dire que, oui, a postériori, la raison d’être de la Qref est d’être couplée à quatre autres indicateurs, ce qui permet de prendre des décisions et d’évaluer l’impact de la stratégie de référencement. Ce n’est pas du tout d’essayer de l’utiliser a priori. C’est un KPI à générer à partir des données recueillies uniquement, pas de données hypothétiques ou prévisionnelles. La Qref va évoluer dans le temps, selon l’amélioration ou la détérioration du référencement sur les mots-clés ciblés. Elle n’est pas conçue pour faire des prédictions.
Donc le but est d’observer l’augmentation du trafic sur les mots-clefs travaillés ? Pourquoi préférer cet indicateur au trafic hors marque ?
On peut imaginer qu’un site se positionne pour une raison extérieure à un effort de référencement sur du trafic hors marque, non ? En fixant en dur la liste qui nous intéresse, on évite tout effet parasite.
Bonjour Aurélien,
Merci pour ta question !
De mon point de vue, le trafic hors marque est trop large : je veux pouvoir éventuellement confier des ensembles de mots-clés différents à plusieurs référenceurs, plusieurs agences et voir ainsi les évolutions séparées.
J’aime aussi l’idée que l’indicateur surveille ce que je veux surveiller : mon ensemble de mots-clés, et pas d’autres. Je trouve que ça a un côté plus fiable : on sait exactement ce qu’on surveille, on peut mettre des mots(-clés) dessus
Ceci étant, le trafic hors marque est un indicateur qui peut se révéler intéressant pour certains projets de référencement, notamment si tu n’as pas envie de te focaliser sur des mots-clés précis (ce que je ne recommanderais pas, en tout cas pas en action principale).
J’ai du mal à la croire Sylvain, mais cela peut arriver.
Guillaume, travailler aux mots-clefs avec différents référenceurs est à mon humble avis une erreur et ne pourra être monitoré correctement. Travailler sur quelques pages aura un effet positif sur l’ensemble du site.
Mais c’est vrai que coupler Qref et trafic hors marque est une bonne idée, il faut que je pense à généraliser cela.
Merci les gars.